Publié le 31 janvier 2011 * 20h44

Dix ans après la création du programme fédéral
L'accès * la mari thérapeutique est «un fiasco»



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Selon un producteur de cannabis thérapeutique,
« il ne peut y avoir un accès sécuritaire * ce médicament, tant qu'il n'est pas rayé de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances »
.





Patrice Gaudreault
Le Droit



Dix ans après que le Canada ait réglementé l'accès médical * la marijuana,
« il est toujours plus facile d'obtenir un permis de port d'arme qu'un permis pour l'utilisation de cannabis * des fins thérapeutiques »
.


Adam Greenblatt est producteur de cannabis désigné pour deux patients, dont son père, qui souffre de sclérose en plaques depuis 26 ans. Il affirme avoir été témoin des
« incroyables applications thérapeutiques» de la marijuana, mais aussi des « horribles conséquences »
liées * sa prohibition.


Lundi, le jeune Montréalais a pris la parole sur la colline parlementaire, * Ottawa, afin de dénoncer le programme fédéral qui encadre l'accès * la marijuana * des fins médicales, depuis 2001.
« Dix ans plus tard, la majorité des Canadiens qui utilisent le cannabis pour alléger leurs souffrances sont sans droit légal et doivent enfreindre la loi pour s'approvisionner »
, dit-il.


À ses yeux,
« il ne peut y avoir un accès sécuritaire * ce médicament, tant que le cannabis n'est pas rayé de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances »
.


Russell Barth parle lui aussi d'un système
« dysfonctionnel et onéreux »
. Atteint de fibromyalgie, il a passé plus de cinq ans dans une chaise roulante. Détenteur d'une autorisation de possession, il a présidé une conférence de presse au parlement, hier, bien solide sur ses pieds.
« C'est un vrai fiasco »,
dit-il, dénonçant les dédales bureaucratiques qui forcent les patients * prendre leur mal en patience.


« Je me suis promené sans permis pendant sept semaines, le printemps dernier, raconte-t-il. Je risquais d'être arrêté. Et puisque je prends soin de mon épouse qui souffre d'épilepsie, ce sont nos deux vies qui ont été mises en danger par ce délai. »

Selon Santé Canada, les patients consomment en moyenne d'un * trois grammes de marijuana séchée * des fins médicales, sur une base quotidienne. Souffrant de sclérose en plaques, Alyson Myrden consomme quotidiennement 50 grammes,
« soit l'équivalent de deux sacs * lunch ».

Désespoir


« Notre frustration et notre santé ont atteint un niveau désespérant, dit-elle, la main tremblante. Tout ça parce qu'aucun gouvernement n'a le courage politique de nous aider * naviguer * travers les dédales complexes de cette question »
, affirme la résidente de Burlington, en Ontario.


Elle-même médecin, la députée libérale Carolyn Bennett a dit craindre l'impact du projet de loi S-10, qui impose des peines minimales pour la production de plus de cinq plants de cannabis, si l'infraction est commise * des fins de trafic.


« Nous implorons ce gouvernement * régler les délais administratifs et * donner des licences * ces patients, afin qu'ils ne courent pas le risque d'être criminalisés »
, dit-elle.


Santé Canada autorise l'accès la marijuana * des fins médicale aux patients souffrant de maladies graves ou débilitantes. En date du 8 janvier 2010, près de 4900 personnes détenaient une autorisation de possession de marijuana, tandis que 3600 autres étaient autorisés * en cultiver.


Sur son site Web, le ministère fédéral affirme avoir apporté des changements afin d'améliorer l'efficacité des processus d'examens et d'autorisation -
« et de les accélérer »
.


Santé Canada assure avoir rétabli * une période de 8 * 10 semaines le délai de traitement habituel des demandes d'autorisation de posséder ou de produire de la marijuana * des fins médicales.
« Les demandes ayant trait * des symptômes dans un contexte de soins palliatifs sont traitées dès leur réception »
, précise le site.




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LEQ ZEPPELIN

Qui pense qu'on doit circuler dans l'air un peu plus lengtemps...